Service des Infrastructures Neuchâtel
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  ...à la réalisation

 

Le Fun'ambule

Le troisième funiculaire de la ville de Neuchâtel tire son nom du concours lancé auprès des jeunes du canton de Neuchâtel qui auront 20 ans en 2001. Au total, plus de 350 propositions ont été formulées.
Le nom, "l'identité", de cette nouvelle ligne de transport était déjà entrée dans les moeurs des Neuchâtelois, une année avant sa mise en service, le 27 avril  2001.

 

tracé
Tracé
performances
Performances
photos
Photos
Le Fun'ambule pendant Expo.02
Le Fun'ambule pendant Expo.02

Partenariat et sponsoring (480 Ko)

L'oeuvre d'art de Muniz
L'oeuvre d'art de Muniz
L'inauguration du Fun'ambule
L'inauguration du Fun'ambule
L'oeuvre d'art de Vilató
L'oeuvre d'art de Vilató
La vitrine archéologique
La vitrine archéologique


La ville se développe

Le Fun'ambule permettra, à partir du mois d'avril 2001, de relier en moins de deux minutes la gare CFF au Jardin Anglais, près de l'Université. De conception totalement automatique, avec un départ toutes les 3 minutes et une vitesse de 8 m/s, il peut assurer un débit supérieur à 3'000 personnes/heure.

Les deux stations équipées entre autres d'un kiosque, d'un bancomat et d'un ascenseur sont conçues pour faciliter l'accessibilité à l'ensemble de la clientèle en veillant à supprimer les barrières architecturales. Depuis la station inférieure, un passage sous l'avenue du 1er Mars reliera directement les bâtiments de l'Université, le quartier des Beaux-Arts et les Jeunes Rives au bord du lac qui accueilleront le site d’ Expo.02. En service une année et demi avant l'Exposition nationale, ce nouveau mode de transport, bien au-delà de la grande manifestation, sera pour les Neuchâtelois, un moyen de déplacement permettant une distribution à la fois sur le centre de la Cité et également sur toute la partie est de la ville. Il sera le premier élément dynamique d'une évolution du réseau des transports publics. Il s'inscrit dans le développement et la valorisation des quartiers de la gare CFF d'une part, des écoles, des hôpitaux des sports et des Beaux-Arts, d'autre part.

Une première pour les véhicules
Voitures du Fun'ambule

L'originalité du Fun'ambule consiste aussi dans la conception des voitures, inspirée de la technologie développée sur les télécabines. Les véhicules, d'une capacité de 126 places. Formés de quatre modules, ils assureront le maintien du plancher à l'horizontale malgré un tracé présentant des variations de pente de 0% à 34%. Ce développement garantit le confort et l'accessibilité de l'ensemble aux personnes handicapées en particulier.

La construction des voitures est assurée par l'entreprise CWA à Olten (CH), sous la surveillance du groupe Garaventa à Goldau (CH).


Les travaux et le montage en vingt mois
Un peu plus de deux ans après les premières études, le 17 mars 1999, les travaux de construction pouvaient donc débuter. D'abord dans le secteur du Jardin Anglais, de l'Université, à la rue Coulon, puis à hauteur de la ruelle Vaucher - Vieux-Châtel, lieu du portail du tunnel menant directement à la gare. En parallèle, ont été entrepris les travaux de la réalisation de la station amont dans la gare CFF.

Les travaux de génie civil seront terminés à la fin de l'année 2000. L'électromécanique prendra fin durant le mois de janvier 2001 où débuteront, à la fin du même mois, les courses d'essais qui dureront jusque dans le courant du mois d'avril.

Un village néolithique
Le chantier du Fun'ambule a permis de mettre au jour un site archéologique dans le Jardin Anglais, un village préhistorique (néolithique) édifié au bord du lac à partir de 3'571 avant J.-C., à près de 5 m sous la surface du sol actuel, un témoignage exceptionnel du passé neuchâtelois. Les objets trouvés sont d'une grande richesse, notamment un nombre important de haches de pierre, des meules et des molettes, des outils taillés dans le silex et des fragments de poterie. Mentionnons également la présence de plusieurs pointes de flèches dont une, rarissime, taillée dans du cristal de roche.
Par ailleurs, les travaux ont également permis de mesurer les grandes étapes de remblayage du lac qui ont eu lieu dans la région de Neuchâtel, antérieurement à la première correction des eaux du Jura. Au milieu du 18e siècle, le rivage correspondait à l'actuel faubourg du Lac. Le comblement des rives à l'est de la ville de Neuchâtel a débuté dès 1765. En 1802, une digue destinée à contenir le remblai dans le secteur de la Rotonde est construite. Elle est constituée de deux rangées de pieux en pin entre lesquelles sont disposés de gros galets provenant du lac.

En 1815, cet ouvrage est complété de manière à créer un rivage rectiligne qui correspond globalement à l'actuel trottoir nord de l'avenue du 1er Mars.

Le public associé

Le contexte urbain particulier appuyé par les importantes découvertes ont renforcé la volonté d'ouvrir le chantier au public. En plus du parti pris de laisser les travaux ouvert au regard du public (absence de palissade opaque), depuis l'été 1999, une centaine de personnes par semaine (parfois jusqu'à 200 personnes) ont eu l'occasion de visiter régulièrement le site et ont ainsi pu découvrir les opérations souvent spectaculaires. La population neuchâteloise réserve un accueil enthousiaste à cette réalisation.

 
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