| Inauguration
de la modernisation de la gare et du Fun'ambule
le
27 avril 2001
Le
Fun'ambule
Le
troisième funiculaire de Neuchâtel a nécessité des innovations techniques
importantes dues à un tracé particulièrement difficile et à la volonté
d’adapter totalement cette nouvelle ligne de transports publics aux conditions
et besoins des handicapés. Elle s’inscrit pleinement dans le développement
de la ville et de son réseau de transports urbains.
Un
outil dynamique
Le
Fun'ambule, totalement automatique, cadencé à trois minutes et d’une capacité
de 126 places par voiture, permet de relier en un peu plus d’une minute
la gare CFF au Jardin Anglais, près de l’Université.
Il
sera exploité par les TN et intégré au système tarifaire de la Compagnie
de transports. Conçu pour faciliter l’accessibilité à l’ensemble de la
clientèle, tant au niveau des stations que des véhicules, le Fun’ambule
peut être considéré comme le prolongement direct et naturel de la gare
CFF au sud, y améliorant ainsi considérablement son accessibilité. Notons
qu’en parallèle à la construction du Fun’ambule, la gare CFF a été ouverte
côté Nord.
En
outre, ce nouveau mode de transports est un moyen de déplacement permettant
une distribution à la fois sur le centre de la cité et la partie est de
la Ville. Il est un élément dynamique de l’évolution annoncée du réseau
des transports publics et s’inscrit dans le développement du quartier
de la gare CFF d’une part, des écoles, des hôpitaux et des sports, d’autre
part.
Depuis
la station inférieure, un passage sous l’avenue du 1er Mars relie directement
l’Université, le quartier des Beaux-Arts et les Jeunes-Rives au bord du
Lac qui accueilleront le site d’Expo.02.
Deux
ans d’études, deux ans de travaux
Un
peu plus de deux ans après les premières études, c’est le 17 mars 1999,
soit en un temps record en fonction de l'échéance initiale de l'Expo.02,
que les travaux de construction ont débuté d’abord dans le secteur du
Jardin Anglais, de l’Université, sur la rue Coulon, à hauteur de la ruelle
Vaucher - Vieux-Châtel, lieu du portail du tunnel en particulier. En parallèle,
ont été entrepris les travaux de réalisation de la station supérieure
de la gare CFF. En décembre 2000, ont été livrés les véhicules. Entre
les mois de février et avril 2001, les nombreux essais ont ponctué les
travaux débutés il y a tout juste deux ans.
Rappelons
que le projet réalisé avant été devisé à 14 millions de francs. Les dépenses
nettes à fin 2000 se montent à 13,5 millions de francs. Le bilan final
interviendra en 2002 en fonction des recettes liées particulièrement à
l'Exposition nationale. Par rapport aux intention initiales, des partenariats
supplémentaires ont pu être trouvés. D'un autre côté, des dépenses supplémentaires
ont dû être consenties pour des éléments non prévus, liés principalement
à des difficultés d'ordre géologique et hydrogéologique, à l’archéologie
ainsi qu'aux contraintes de sécurité supplémentaires exigées en cours
des travaux.
Communication
Ce
chantier spectaculaire en bien des points a été ouvert au public, plus
de 5'000 visiteurs ont été dénombrés. Une communication active par le
biais de points presse réguliers dans le but d'informer la population
sur les étapes importantes et d'un chapitre particulier sur le site internet
des Travaux publics de la Ville ont accompagnés en permanence le projet
et les travaux.
Archéologie
Les
terrassements nécessaires à la construction du Fun’ambule ont permis de
mettre à jour un site archéologique dans le Jardin Anglais, un village
néolithique édifié au bord du lac à partir de 3'571 avant J.-C. à près
de 5 mètres sous la surface du sol actuelle. Cette découverte est illustrée
par le biais d’une vitrine installée à la station aval. Par ailleurs,
il a également été permis de mesurer les grandes étapes de remblayage
du lac qui ont eu lieu dans la région de Neuchâtel, antérieurement à la
première correction des eaux du Jura.
Xavier
Vilatò
L’artiste
Xavier Vilatò a légué à la Ville de Neuchâtel, il y a une vingtaine d’années,
un haut-relief en cuivre - étain de 3 m sur 8 m Pièce maîtresse de son
œuvre, ce don ornera la station de l’Université. La Ville de Neuchâtel
aura l’occasion d’honorer la mémoire de l’artiste décédé quelques temps
après les premiers contacts pour ce projet particulier et auquel il attachait
une grande valeur.
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